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    3 min pour comprendre

    Jobs d’été

    Pour de nombreux jeunes, les grandes vacances sont l’occasion de décrocher un job d’été. Si ces petits boulots et emplois saisonniers obéissent aux règles générales du Code du travail, la loi prévoit toutefois des dispositions spécifiques visant à protéger les plus jeunes salariés. Quel âge faut-il avoir ? Combien de temps peut-on travailler dans le cadre d’un job d’été ? Comment est-on rémunéré ? La CFTC vous explique tout ce qu’il faut savoir avant de signer son premier contrat de travail !

    Publié le 13. 07. 26

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    Job d’été : à partir de quel âge peut-on travailler ?

    Dès l’âge de 14 ans, un jeune peut être embauché pour effectuer des travaux légers pendant les vacances scolaires.  


    Avant 16 ans, certaines conditions doivent toutefois être réunies :  


    • la période de vacances scolaires doit durer au moins 2 semaines (14 jours consécutifs) ;
    • le jeune doit bénéficier d'un repos continu d’une durée au moins égale à la moitié de cette période de vacances ;
    • l'employeur doit demander une autorisation de recruter à l’inspecteur du travail 15 jours avant la date d’embauche.

    Autrement dit, un jeune de plus de 14 ans et de moins de 16 ans peut être recruté dans le cadre d’un job d’été, mais ne pourra pas travailler pendant toute la durée des grandes vacances (celles-ci durant généralement 2 mois, il pourra uniquement travailler le 1er mois ou le 2e mois, afin de conserver un mois de repos complet).


    Attention !

    Les salariés mineurs ne peuvent pas être affectés à des travaux dangereux susceptibles de compromettre leur santé ou leur sécurité.

    Quelle forme peut prendre le contrat de travail ?

    Dans le cadre d’un job d’été, le contrat de travail est nécessairement conclu pour une durée et un motif précisément définis. Il peut prendre la forme d’un contrat à durée déterminée (CDD), d’un contrat saisonnier, ou encore d’un contrat de travail temporaire (intérim).


    Si le salarié est mineur, le contrat doit obligatoirement être signé par son représentant légal (sauf émancipation).

    Attention !

    Ce type de contrat ne peut pas être rompu avant son terme, sauf cas prévus par la loi (faute grave, force majeure…). Le jeune ne peut donc pas quitter librement son job d’été avant la date fixée (pour partir en vacances par exemple), sous peine de devoir verser des dommages-intérêts à l’employeur si celui-ci demande réparation devant le conseil de prud’hommes.

    En cas de rupture anticipée à l’initiative de l’employeur, le jeune a droit à une indemnisation au moins égale aux rémunérations qu’il aurait perçues jusqu’à la fin de son contrat.

    Comment est encadré le temps de travail du jeune salarié ?

    Le salarié recruté pour un job d’été peut travailler à temps plein comme à temps partiel.


    Le jeune salarié majeur peut travailler jusqu’à 10 heures par jour et 6 jours par semaine. Il doit obligatoirement bénéficier d’1 jour de repos hebdomadaire, généralement le dimanche.


    Pour les salariés mineurs, la durée du travail est limitée à : 


    • 7 heures par jour et 35 heures par semaine avant 16 ans ;
    • 8 heures par jour et 35 heures par semaine après 16 ans.

    Le salarié mineur ne peut pas travailler plus de 5 jours par semaine. Il bénéficie, en principe, de 2 jours de repos hebdomadaires consécutifs, dont le dimanche.

    À savoir

    Le repos quotidien entre deux périodes de travail, c’est-à-dire la phase de repos séparant deux journées de travail, ne peut être inférieur à :

    • 11 heures consécutives pour les salariés majeurs ;
    • 12 heures consécutives pour les salariés entre 16 ans et 18 ans ;
    • 14 heures consécutives pour les salariés de moins de 16 ans.

    Les jeunes salariés majeurs peuvent être amenés à travailler le dimanche et à travailler la nuit (sous réserve des dispositions du contrat de travail). Ils peuvent aussi effectuer des heures supplémentaires, dans les mêmes conditions que les autres salariés (limites, contreparties…). 


    En principe, les salariés mineurs ne peuvent pas travailler la nuit


    • entre 20h00 et 6h00 avant 16 ans ;
    • entre 22h00 et 6h00 après 16 ans.

    Ils ne peuvent pas travailler le dimanche ni effectuer des heures supplémentaires. Des dérogations sont toutefois possibles pour les salariés de plus de 16 ans


    À noter que les mineurs ne peuvent pas non plus travailler les jours fériés (sauf exceptions liées au secteur d’activité et à la nature de l’établissement).


    Si les salariés mineurs bénéficient de règles généralement plus protectrices en termes de durée et de temps de travail, leur application peut toutefois faire l’objet de nombreuses dérogations. Il convient, pour chaque jeune souhaitant conclure un contrat de travail pendant les vacances d’été, de bien vérifier les dispositions applicables à sa propre situation

    Quelle est la rémunération minimale versée au jeune salarié pour un job d’été ?

    Les jeunes salariés majeurs doivent percevoir un salaire au moins égal au Smic (1 867,02 € brut par mois au 1er juin 2026, soit 12,31 € brut de l’heure). 


    La rémunération minimale des salariés mineurs est fixée à : 


    • 90 % du Smic de 17 à 18 ans ;
    • 80 % du Smic avant 17 ans.

    Cette minoration ne s’applique pas si le jeune justifie d’une expérience d’au moins 6 mois dans la même branche professionnelle. Il doit dans ce cas être rémunéré à hauteur du Smic.


    Les conventions collectives peuvent prévoir des conditions de rémunération plus favorables.


    Attention !

    L’employeur doit obligatoirement rémunérer le salarié à date fixe et lui remettre une fiche de paie

    Job d'été : des revenus imposables ?

    Les jeunes de moins de 26 ans peuvent bénéficier d'une exonération d'impôt sur le revenu lorsqu’ils exercent une activité pendant leurs vacances scolaires ou universitaires et que leurs revenus annuels ne dépassent pas l’équivalent de trois mois de Smic brut (soit 5 405 € pour l’imposition des revenus de 2025, déclarés en 2026).

    Au-delà de ce plafond, seule la fraction excédentaire des revenus est imposable.

    À partir de 26 ans, cette exonération ne s’applique plus : les revenus d’un job d’été sont soumis aux règles de droit commun de l'impôt sur le revenu.

    Comment est couvert le salarié en cas de maladie ou d’accident ?

    Lors de l’exécution de son contrat, le jeune bénéficie de la même protection sociale que l’ensemble des salariés.


    En cas de maladie, il a droit au remboursement de ses frais de santé et, sous certaines conditions, aux indemnités journalières de la Sécurité sociale si son état nécessite un arrêt maladie.


    Il est également couvert contre les accidents du travail et les maladies professionnelles

    À savoir

    Avant leur embauche, les salariés mineurs bénéficient d’une visite d'information et de prévention auprès d’un professionnel de santé. Cette visite peut notamment être l’occasion de sensibiliser le jeune salarié aux questions de santé-sécurité au travail (obligation de sécurité de l’employeur, prévention des risques psychosociaux, lutte contre le harcèlement et les violences sexuelles et sexistes…).

    Quels sont les droits et les obligations du salarié pendant son job d’été ?

    Le jeune salarié dispose des mêmes droits et avantages que les autres salariés de l’entreprise (ex. : accès à la cantine ou aux titres-restaurant, remboursement d’au moins 50 % de son abonnement de transport, accès aux activités sociales et culturelles du CSE…). 


    Durant l’exécution de son contrat, le salarié est tenu de se conformer aux règles de l’entreprise (horaires, consignes de sécurité, règlement intérieur, tenue de travail…).

    À quelles indemnités a droit le jeune à la fin du job d’été ?

    À la rupture de son contrat, le jeune salarié perçoit une indemnité de congés payés égale à 10 % de la totalité des salaires perçus.


    En revanche, une activité exercée pendant les vacances scolaires ou universitaires ne donne pas accès à la prime de précarité habituellement versée en fin de CDD.


    Un job d’été n’ouvre pas non plus droit, à lui seul, aux allocations chômage. Pour pouvoir prétendre à une indemnisation au titre de l’Assurance chômage, il faut avoir travaillé au moins 6 mois au cours des 24 derniers mois (sauf exceptions, notamment pour les travailleurs saisonniers qui peuvent ouvrir des droits après seulement 5 mois de travail).

    À savoir

    L’employeur doit remettre au salarié les documents de fin de contrat (certificat de travail, reçu pour solde de tout compte, attestation France Travail). Ces documents, tout comme le contrat de travail et les fiches de paie, doivent être conservés : ils permettront au salarié de faire valoir ses droits et de reconstituer son parcours professionnel (notamment au moment de la retraite).