Suivez-nous

Recherche Recherche   Recherche Recherche   Recherche Recherche   

    Dossier

    Congé supplémentaire de naissance : conditions, démarches et indeminisation

    Le nouveau congé supplémentaire de naissance vient compléter les congés de maternité, de paternité et d'adoption, offrant ainsi plus de temps aux deux parents après la naissance ou l'accueil de leur enfant. Sous quelles conditions peut-on en bénéficier ? Quelles démarches effectuer ? Comment ce congé est-il indemnisé ? Voici un récapitulatif complet des modalités déjà fixées.

    Publié le 27. 07. 26

    Partager sur

    Partager sur

    Les conditions du congé supplémentaire de naissance

    Conditions d’accès

    Entré en vigueur au 1er juillet 2026, le congé supplémentaire de naissance est accessible aux parents d’un enfant né ou adopté à partir du 1er janvier 2026 (ou dont l’enfant né prématurément devait initialement naître à partir de cette date). Les naissances et les adoptions antérieures au 1er janvier 2026 ne donnent pas accès au dispositif.

    Le congé supplémentaire de naissance est ouvert à tous les actifs devenant parents, notamment aux :


    • salariés du secteur privé ;
    • travailleurs indépendants (artisans, commerçants et professionnels libéraux) ;
    • conjoints collaborateurs ;
    • salariés et non-salariés du secteur agricole ; 
    • demandeurs d’emploi.

    Pour pouvoir en bénéficier, le salarié du secteur privé doit remplir les conditions suivantes :


    • justifier d’au moins 6 mois d’affiliation à la Sécurité sociale à la date de début du congé ;
    • avoir travaillé au moins 150 heures au cours des 3 mois civils ou 90 jours précédant la date de début du congé ou avoir cotisé sur un salaire au moins égal à 1 015 fois le montant du SMIC horaire au cours des 6 mois précédant le début du congé ;
    • avoir déjà bénéficié de l’intégralité de son congé de maternité, congé de paternité et d’accueil de l’enfant ou congé d’adoption. 

    Pour bénéficier du congé supplémentaire de naissance, le travailleur indépendant doit remplir les conditions suivantes : 


    • justifier de 6 mois d’affiliation à la Sécurité sociale à la date de début du congé ;
    • suspendre son activité professionnelle pendant toute la durée du congé (les conjoints collaborateurs doivent se faire remplacer par des salariés de l’entreprise) ;
    • avoir déjà bénéficié de la période minimale obligatoire du congé de maternité, de paternité ou d’adoption auquel il a droit ;
    • être à jour de ses cotisations (pour les praticiens et auxiliaires médicaux).

    Pour bénéficier du congé supplémentaire de naissance, le demandeur d’emploi doit remplir les conditions suivantes : 


    • justifier de 6 mois d’affiliation à la Sécurité sociale à la date de début du congé ;
    • être indemnisé au titre de l’Assurance chômage (ex. : allocation de retour à l’emploi) ;
    • avoir déjà bénéficié de l’intégralité de son congé de maternité, de paternité ou d’adoption. 

    Durée et date de début du congé

    Chaque parent peut bénéficier d’un congé supplémentaire de naissance d’une durée de 1 mois ou 2 mois, selon son choix. Au total, un couple peut donc cumuler jusqu’à 4 mois de congé


    Les congés de 2 mois peuvent être pris en une ou deux fois (deux périodes de 1 mois). 


    Le congé supplémentaire de naissance doit obligatoirement débuter :  


    • dans les 9 mois suivant la naissance de l’enfant ou son arrivée dans le foyer (en cas d’adoption) ;
    • après la fin de la période de congé (de maternité, de paternité et d’accueil de l'enfant ou d'adoption) à laquelle le parent avait droit. 

    Pour un congé de 1 mois : le congé débute au plus tard le dernier jour du 9e mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant, pour se terminer au plus tard le dernier jour du 10e mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant. 


    Pour un congé de 2 mois pris en une fois : le congé débute au plus tard le dernier jour du 9e mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant, pour se terminer au plus tard le dernier jour du 11e mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant.


    Pour un congé de 2 mois pris en deux fois (2 x 1 mois) : le 2e mois de congé débute au plus tard le dernier jour du 9e mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant, pour se terminer au plus tard le dernier jour du 10e mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant.


    Cas particuliers


    Si le congé de maternité, de paternité ou d’adoption est allongé (en cas de naissances multiples par exemple), le délai de 9 mois pour poser le congé supplémentaire de naissance est allongé d’autant.


    Exemple : 


    Une salariée attend des jumeaux et bénéficie à ce titre d’un congé maternité post-natal allongé de 12 semaines.


    Le délai dans lequel doit débuter son congé supplémentaire de naissance est lui aussi allongé de 12 semaines. La salariée dispose donc d’un délai total de 12 mois (9 mois + 12 semaines) pour prendre ce congé à compter de la date de naissance de ses enfants.


    Des mesures transitoires sont prévues pour accompagner la mise en route du dispositif en 2026. Si la naissance ou l’arrivée de l’enfant a eu lieu entre le 1er janvier et le 30 juin 2026 (ou, en cas de naissance prématurée, si l’enfant devait naître à partir du 1er janvier 2026), le congé supplémentaire de naissance doit débuter dans un délai maximal de 9 mois à compter du 1er juillet 2026 (et non pas à compter de la date de naissance ou d’arrivée de l’enfant).

    Les modalités de demande du congé supplémentaire de naissance

    Démarches du salarié

    Le parent salarié doit informer son employeur de son intention de prendre un congé supplémentaire de naissance et respecter un délai de prévenance de 1 mois.

    À savoir

    Ce délai peut être ramené à 15 jours lorsque le congé supplémentaire de naissance intervient à la suite immédiate d’un congé de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’un congé d’adoption.

    Le salarié doit procéder par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre décharge, et préciser : 


    • s’il souhaite prendre un congé de 1 mois ou 2 mois ;
    • s’il souhaite prendre ce congé en une seule fois ou de manière fractionnée (2 x 1 mois) en cas de congé de 2 mois ;
    • à quelle date débutera chaque période de congé en cas de fractionnement. 
    Document type
    Lettre de demande à l'employeur

    Le congé supplémentaire de naissance est accordé de droit au salarié qui réunit l’ensemble des conditions pour en bénéficier. Par conséquent, l’employeur ne peut pas refuser le congé, ni même imposer son report au salarié


    C’est à l’employeur que revient la charge d’informer la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) du salarié. Aucune autre démarche n’est attendue de la part du salarié. 

    Demande du congé supplémentaire de naissance : les étapes à suivre par le salarié

    Étape 1

    Plusieurs mois avant l’arrivée de l’enfant, les futurs parents peuvent vérifier leur éligibilité au dispositif afin d’anticiper l’articulation avec les autres congés (maternité, paternité ou adoption). Ils sont chacun libres de choisir la durée et les modalités de leur congé supplémentaire : 1 mois, 2 mois pris en une fois ou 2 mois pris en deux fois, simultanément ou successivement.

    Étape 2

    Au moins 1 mois avant le début du congé (15 jours en cas de congé pris immédiatement après un congé de paternité ou d’adoption), le salarié adresse sa demande à l’employeur, par lettre recommandée avec accusé de réception ou lettre remise en main propre contre décharge. Cette demande doit préciser la durée et les modalités du congé.

    Étape 3

    Une fois prévenu, l’employeur ne peut pas refuser la demande du salarié si celui-ci remplit l’ensemble des conditions du dispositif (le congé supplémentaire de naissance est un droit). Il informe la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) du salarié, qui n’a aucune autre formalité à effectuer.

    Démarches du travailleur indépendant

    Les parents non salariés doivent transmettre leur demande de congé supplémentaire de naissance via la plateforme de démarches simplifiées demarche.numerique.gouv.fr. Ils ont jusqu’à la veille du premier jour du congé pour effectuer cette démarche en ligne. 


    Sont notamment concernés : 


    • les travailleurs indépendants, qu’ils soient dirigeants ou conjoints collaborateurs ;
    • les professions libérales (y compris les praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés) ;
    • les artistes-auteurs
    • les salariés du particulier employeur déclarés via le CESU ou Pajemploi (dispositifs simplifiés).

    Le demandeur est alors appelé à fournir les éléments suivants : 


    • numéro de sécurité sociale ;
    • extrait d’acte de naissance ;
    • situation professionnelle ;
    • nom, prénom et date de naissance du nouveau-né ou de l’enfant adopté ;
    • durée et modalités du congé (1 mois, 2 mois pris en une fois ou 2 mois pris en deux fois) ;
    • date du dernier jour travaillé et attestation de suspension temporaire de l’activité professionnelle.

    Démarches du demandeur d’emploi

    Les parents inscrits sur la liste des demandeurs d’emploi auprès de France Travail peuvent eux aussi bénéficier d’un congé supplémentaire de naissance au cours de leur période d’indemnisation chômage.


    Ils doivent pour cela prévenir France Travail, depuis leur espace personnel en ligne ou en s’adressant à leur conseiller. Cette démarche doit être effectuée au moins 1 mois avant la date de début du congé


    Ce délai est ramené à 15 jours si le congé est pris à la suite immédiate du congé de paternité ou du congé d’adoption


    Le demandeur d’emploi souhaitant bénéficier d’un congé supplémentaire de naissance doit également transmettre sa demande en ligne via la plateforme demarche.numerique.gouv.fr, jusqu’à la veille du premier jour du congé


    Les salariés et non-salariés du secteur agricole peuvent s’informer sur les modalités du congé supplémentaire de naissance et vérifier leur éligibilité auprès de la Mutualité sociale agricole (MSA).

    Pour les salariés, la demande s’effectue auprès de l’employeur au moins 1 mois avant le début du congé (15 jours si le congé est pris à la suite immédiate d’un congé de paternité ou d’adoption). C’est ensuite l’employeur qui transmet la demande à la MSA.  

    Les non-salariés peuvent effectuer leur demande en ligne sur la plateforme de démarches simplifiées demarche.numerique.gouv.fr.

    Les modalités d'indemnisation du congé supplémentaire de naissance

    Le congé supplémentaire de naissance ouvre droit à des indemnités journalières de naissance versées par la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM).


    Pour les salariés, le montant de cette indemnisation est fixé à :


    • 70 % du salaire net le 1er mois du congé ;
    • 60 % du salaire net le 2e mois du congé (salaire limité au plafond de la Sécurité sociale, soit 4 005 € en 2026).

    Le salaire pris en compte est calculé sur la base des 3 derniers salaires perçus par le salarié avant le début du congé.


    Quel est le statut du salarié pendant le congé ?

    Pendant le congé supplémentaire de naissance, le contrat de travail et la rémunération du salarié sont suspendus.

    La durée du congé est assimilée à une période de travail effectif pour le calcul des droits liés à l’ancienneté (congés payés, prime d’ancienneté…). Elle entre également dans le calcul des droits alimentant le compte personnel de formation (CPF)

    Le salarié conserve le bénéfice de tous les avantages acquis antérieurement.

    L'employeur ne peut rompre le contrat de travail que s’il justifie d’une faute grave du salarié ou de son impossibilité de maintenir le contrat pour un motif étranger à la naissance ou à l’arrivée de l’enfant.

    En cas de décès de l'enfant ou de diminution importante des ressources du foyer, le salarié a le droit de reprendre son activité avant le terme prévu du congé supplémentaire de naissance.

    Le salarié doit informer son employeur, par lettre recommandée avec avis de réception ou remise contre récépissé, au moins 8 jours avant la date de reprise souhaitée, en joignant à sa demande les justificatifs.

    Les travailleurs indépendants perçoivent une indemnité journalière forfaitaire. Cette indemnité est dégressive, selon les mêmes taux que ceux appliqués à l’indemnité des salariés (70 % le 1er mois, puis 60 % le 2e mois).


    Les demandeurs d’emploi perçoivent une indemnité journalière égale à 70 % de leur revenu d’activité antérieur au cours du 1er mois de congé, puis à 60 % le 2e mois (revenu limité au plafond de la Sécurité sociale, soit 4 005 € en 2026). Durant le congé, le versement des allocations chômage est suspendu. Les droits aux allocations chômage reprennent à la fin du congé.

    Attention !

    Les indemnités journalières de naissance ne peuvent pas se cumuler avec : 

    Ces contenus pourraient vous intéresser

    CFTC.FR

    La CFTC s’engage pour protéger et faire avancer vos droits !

    Comprendre l'actu et découvrir nos propositions sur CFTC.fr

    CFTC