La procédure de sauvegarde, ou sauvegarde judiciaire, permet d’intervenir suffisamment tôt pour éviter le dépôt de bilan. Elle favorise la réorganisation de l’entreprise, le maintien de l’emploi et le règlement des dettes.
Dans quelle situation ?
Une entreprise peut demander l’ouverture d’une sauvegarde lorsqu’elle rencontre des difficultés économiques, financières, juridiques ou sociales qu’elle n’est pas en mesure de surmonter.
Elle ne doit toutefois pas encore être en cessation de paiement.
Comment ça marche ?
La procédure est ouverte par le tribunal compétent à la demande de l’entreprise.
Le jugement d’ouverture marque le début d’une période d’observation, consacrée à l’analyse de la situation et à la préparation d’un éventuel plan de sauvegarde. Cette période dure au maximum 6 mois et peut être renouvelée une fois, dans la limite d’une durée totale de 12 mois.
Le tribunal désigne un mandataire judiciaire, qui représente les créanciers. Il peut également nommer un administrateur judiciaire, chargé de surveiller ou d’assister l’employeur dans sa gestion.
Quelles conséquences pour l’entreprise ?
L’activité se poursuit et l’employeur reste à la tête de l’entrevprise. Le tribunal peut néanmoins, à la demande de l’employeur, ordonner l’arrêt d’une partie de l’activité.
En principe, la sauvegarde judiciaire entraîne le gel du paiement des dettes antérieures au jugement d’ouverture. Les créanciers concernés ne peuvent plus engager ni poursuivre une action en justice pour en réclamer le règlement. Celui-ci doit être organisé dans le cadre de la procédure.
Quelles issues possibles ?
Au terme de la période d’observation, le tribunal peut :
- mettre fin à la procédure si les difficultés ont disparu ;
- adopter un plan de sauvegarde permettant la poursuite de l’activité ;
- convertir la sauvegarde en redressement ou liquidation judiciaire.
Quelles conséquences pour les salariés ?
L’ouverture d’une procédure de sauvegarde n’entraîne pas la rupture des contrats de travail, qui se poursuivent normalement.
Des licenciements économiques sont toutefois possibles. En cas de poursuite d’activité, ils obéissent à la procédure habituelle du licenciement économique. En cas de cession partielle d’activité prévue par le plan de sauvegarde, ils doivent être autorisés par le tribunal et respecter des règles spécifiques (nombre de licenciements autorisés, catégories professionnelles concernées, délai…).