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    3 min pour comprendre

    Les aides au permis de conduire pour les jeunes

    Dans certains secteurs d’activité, mais aussi dans les territoires isolés ou mal desservis, le permis de conduire constitue un véritable permis de travailler. Face au coût élevé de la préparation au permis, différentes aides ont été mises en place, à l’échelle nationale comme au niveau des collectivités locales. La CFTC fait le point sur les dispositifs accessibles aux jeunes. 

    Publié le 29. 01. 24 . Mis à jour le 30. 01. 24

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    Aides au permis de conduire : pour qui ? pour quoi ?

    Les frais à engager pour passer le permis sont un obstacle pour de nombreux jeunes en formation ou débutant dans la vie active. Selon leur situation, ils peuvent recourir à différentes solutions de financement (prêt à taux zéro, CPF…), voire bénéficier d’une aide financière, versée par l’État, Pôle emploi ou les collectivités locales.

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      ’est le coût moyen du permis de conduire en 2021. Un montant qui peut sensiblement varier selon les auto-écoles et les régions.

    Source : UFC-Que Choisir

    Certains dispositifs sont limités au financement du permis B (“permis voiture”) dans le cadre d’une formation, d’une recherche d’emploi, ou de la sécurisation des parcours professionnels. D’autres aides peuvent s’étendre aux permis A (“permis moto”), permis C (“permis poids lourd”) et permis D (“permis transport en commun”), en fonction des besoins du candidat.

    Le permis à un euro par jour pour les 15-25 ans

    Ce dispositif permet aux jeunes de bénéficier d’un prêt à taux zéro pour financer leur permis A ou permis B. Le coût de la formation reste le même, mais il est étalé dans le temps, à raison d’un euro par jour (le bénéficiaire rembourse 30 € chaque mois). Les intérêts sont pris en charge par l’État.


    Quelles conditions ? 


    Tous les jeunes âgés de 15 à 25 ans révolus au moment de leur inscription dans une auto-école partenaire, quelle que soit leur situation, peuvent demander à bénéficier du permis à un euro par jour. C’est l’établissement financier qui décide ensuite d’attribuer ou non le prêt selon le dossier et les capacités financières du candidat. Des garanties supplémentaires peuvent être exigées (caution, co-emprunt…). 


    Quel montant ? 


    Le montant du prêt varie de 600 € à 1 200 € pour une première inscription. Un deuxième prêt d’une valeur de 300 € peut être accordé en cas d’échec à l’épreuve pratique, pour financer une formation complémentaire.


    Quelles démarches ?


    Une demande de prêt doit être adressée directement à l’un des établissements financiers partenaires (liste consultable sur le site de la Sécurité routière), en amont de l’inscription à la formation. 

    Le CPF pour les jeunes actifs ayant acquis suffisamment de droits

    Le compte personnel de formation (CPF) peut être mobilisé pour financer le permis B, mais aussi le permis poids lourd (C) ou le permis transport en commun (D), dans le cadre d’un projet professionnel. 


    Quelles conditions ? 


    3 conditions doivent être réunies : 


    • l'obtention du permis contribue à développer ou sécuriser le parcours professionnel du candidat ;
    • le candidat ne fait pas l’objet d’une suspension de permis ni d’une interdiction de se présenter à l’examen ;
    • la formation est assurée par un établissement agréé et déclaré en tant qu'organisme de formation.

    À savoir

    Il n’est pas possible de mobiliser les droits CPF pour financer une remise à niveau ou un stage de récupération de points. 

    Quel montant ?


    Le montant mobilisable dépend des droits acquis par le candidat. Cette source de financement peut être cumulée à d’autres dispositifs, notamment au permis à un euro par jour.


    Quelles démarches ? 


    Le candidat doit se connecter à la plateforme Mon compte formation pour consulter ses droits, rechercher une école de conduite agréée et effectuer sa demande en ligne. 

    L’aide au permis B de Pôle emploi

    Certains demandeurs d’emploi peuvent bénéficier d’une prise en charge des frais de formation au permis B. Mobilisable lorsque l’absence de permis constitue un obstacle avéré à la reprise d’activité, cette aide s’inscrit dans l’accompagnement du demandeur d’emploi par Pôle emploi.


    Quelles conditions ? 


    Pour pouvoir bénéficier de l'aide au permis de Pôle emploi, il faut être majeur et inscrit sur la liste des demandeurs d’emploi depuis une période continue d’au moins 6 mois. Une dérogation peut toutefois être accordée en cas de promesse d’embauche en CDI, CDD ou contrat d’intérim d’au moins 3 mois.


    L’obstacle à l’embauche doit être constaté par le conseiller Pôle emploi (zone de recherche pas ou mal desservie par les transports en commun, permis de conduire indispensable pour postuler à l’emploi visé…).


    L’aide est accordée aux demandeurs d’emploi inscrits dans les catégories A, B et D “formation” ou “CSP” bénéficiant des minima sociaux (RSA, allocation de solidarité spécifique, allocation aux adultes handicapés ou allocation temporaire d'attente) ou indemnisés au titre de l'Assurance chômage et percevant une allocation inférieure ou égale à l’ARE minimale.

    À savoir

    L’aide au permis de conduire de Pôle emploi est subsidiaire : son bénéficiaire ne doit être éligible à aucun autre dispositif d'aide au permis (public ou privé).

    Quel montant ?


    L’aide accordée au demandeur d’emploi est de 1 200 euros maximum. Elle est versée directement à l’école de conduite, en 3 fois :


    sur présentation par l'auto-école d’une attestation d’inscription et de suivi de l’apprentissage, au plus tard 1 mois après l’attribution de l’aide ;

    sur présentation d’un justificatif de réussite à l’examen du code de la route, au plus tard 5 mois après l’attribution de l’aide ;

    sur présentation d’un justificatif de l’obtention du permis, ou de deux participations à l’examen pratique, ou encore du suivi de 30 heures de cours de conduite.


    Quelles démarches ?  


    Le demandeur d’emploi peut s’adresser à son conseiller Pôle emploi. Les démarches s'effectuent en amont de l’inscription à la formation, via un formulaire disponible en agence Pôle emploi uniquement, accompagné d’un devis détaillé et du relevé d'identité bancaire de l’auto-école choisie par le candidat (ce choix doit être validé par Pôle emploi). La marche à suivre est détaillée sur la plateforme Mes aides Pôle emploi

    L’aide au permis de conduire des apprentis

    Les apprentis peuvent bénéficier, sous certaines conditions, d’une aide d’État de 500 euros pour passer leur permis B pendant leur contrat d’apprentissage. 


    Quelles conditions ? 


    • être âgé d’au moins 18 ans ;
    • être titulaire d’un contrat d’apprentissage en cours d’exécution ;
    • être inscrit à la préparation au permis B. 

    Quel montant ? 


    Il s’agit d’une aide forfaitaire fixée à 500 euros, quel que soit le montant des frais engagés par l’apprenti.


    Quelles démarches ? 


    L’apprenti doit effectuer une demande d’aide auprès de son centre de formation d’apprentis (CFA), une fois inscrit dans une auto-école, avant ou après le début des leçons. Le CFA lui indiquera la marche à suivre et les pièces à joindre au dossier.

    À savoir

    Cette aide est cumulable avec toutes les autres aides éventuellement perçues par le bénéficiaire, notamment les prestations sociales versées par la Caf. 

    Nouveau !

    Les élèves des lycées professionnels pourront eux aussi bénéficier de l’aide de 500 euros pour le permis de conduire, d’après l’annonce de la Première ministre Élisabeth Borne, le mardi 20 juin 2023 sur le média en ligne Brut. Pour plus d’informations, chaque jeune peut consulter le site de son conseil régional (Île-de-France, Hauts-de-France, etc.).

    Permis de conduire : d’autres aides accessibles aux jeunes ?

    Des aides spécifiques sont mises en place par les régions et/ou collectivités locales. En fonction de leur situation, les jeunes peuvent s’adresser aux structures de leur région et/ou département.


    Les jeunes en situation de handicap peuvent demander une aide financière à l'Agefiph ou faire appel au Fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP). Il leur est possible de se renseigner auprès des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH).


    Les jeunes rencontrant des difficultés financières peuvent s’adresser à la mission locale de leur département pour bénéficier, sous conditions, du Fonds d’aide aux jeunes (FAJ).


    Enfin, certaines municipalités déploient leurs propres aides au permis de conduire à destination des jeunes, notamment sous forme de bourses accordées en échange d'activités à intérêt collectif. Les conditions d’accès à ces dispositifs sont consultables en mairie.

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