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    3 min pour comprendre

    Le congé supplémentaire de naissance

    Les salariés qui deviennent parents peuvent désormais bénéficier, sous conditions, d’un congé supplémentaire dans les 9 mois suivant la naissance de leur enfant. Ce congé s’ajoute au congé maternité ou paternité et ouvre droit à des indemnités. Qui peut prendre un congé supplémentaire de naissance ? Quand et comment le demander ? Quel est le montant des indemnités versées au salarié ? Voici l’essentiel à savoir sur ce nouveau congé.

    Publié le 30. 06. 26

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    Effectif au 1er juillet 2026, le congé supplémentaire de naissance est accessible aux salariés qui ont accueilli un enfant à partir du 1er janvier 2026. Les naissances et les adoptions survenues avant 2026 n'ouvrent pas droit au dispositif (sauf naissances prématurées initialement prévues à partir du 1er janvier 2026).

    Qu’est-ce que le congé supplémentaire de naissance ?

    Le congé supplémentaire de naissance est accordé aux parents en complément des congés existants (congé de maternité, congé de paternité et d’accueil de l’enfant ou congé d’adoption). Il s’ajoute à ces congés ; il ne les remplace pas. 


    Ce congé est facultatif : le salarié peut y recourir s’il le souhaite, afin de disposer de plus de temps auprès de son enfant.


    Indemnisé par la Sécurité sociale, le congé supplémentaire de naissance est un droit individuel (chacun des deux parents peut en bénéficier) et non transférable (un parent ne peut pas céder son congé à l’autre parent). 


    Il participe ainsi à renforcer l’égalité entre les parents dans la prise en charge de l’enfant, tout en contribuant à une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle. 

    Quelle est sa durée ?

    Le congé supplémentaire de naissance dure 1 mois ou 2 mois, au choix du salarié, ce qui permet aux couples d’ajouter jusqu’à 4 mois de garde parentale.


    Le congé de 2 mois peut être pris en une seule fois ou de manière fractionnée (deux périodes de 1 mois). 


    La durée du congé est calculée de date à date (ex. : un congé de 2 mois qui a débuté le 15 avril prendra fin le 14 juin).

    À savoir

    Les parents sont libres de prendre leur congé supplémentaire de naissance simultanément ou l’un après l’autre.

    Qui peut bénéficier du congé supplémentaire de naissance ?

    Le congé supplémentaire de naissance peut être pris par :


    • la mère de l’enfant ;
    • le père de l’enfant ;
    • le ou la conjoint(e) de la mère, la personne liée à elle par un Pacs ou vivant avec elle en concubinage ;
    • les parents adoptifs de l’enfant.

    Pour en bénéficier, le salarié doit :


    • justifier d’au moins 6 mois d'affiliation à la Sécurité sociale à la date de début du congé ;
    • justifier d’au moins 150 heures travaillées au cours des 3 mois civils précédant le début du congé ou avoir cotisé sur un salaire au moins égal à 1 015 fois le Smic horaire au cours des 6 mois précédant le début du congé.

    Attention !

    Le congé supplémentaire de naissance ne peut intervenir qu’après utilisation complète des autres droits, c’est-à-dire une fois que le parent a pris l’intégralité de son congé de maternité, de paternité ou d’adoption.

    À quel moment peut-il être pris ?

    Sauf cas particuliers, le congé supplémentaire de naissance doit débuter dans les 9 mois suivant la date de naissance de l’enfant (ou suivant la date de son arrivée dans le foyer en cas d’adoption).

    Attention !

    En cas de fractionnement (2 x 1 mois), le 2e mois de congé doit débuter dans ce délai de 9 mois.

    Pour les naissances et les adoptions intervenues au cours du 1er semestre 2026, ce délai de 9 mois démarre exceptionnellement à compter du 1er juillet 2026 (date d’entrée en vigueur effective du dispositif). Le congé devra donc débuter au plus tard le 31 mars 2027.

    Comment demander un congé supplémentaire de naissance ?

    Le salarié qui souhaite bénéficier d’un congé supplémentaire de naissance doit en informer son employeur au moins 1 mois avant la date de début du congé, par lettre recommandée avec accusé de réception ou lettre remise en main propre contre décharge.


    Ce courrier doit préciser : 

    • la date de début du congé ;
    • la durée du congé (1 mois ou 2 mois). 

    Pour un congé de 2 mois, la lettre doit également indiquer si le congé sera pris en une ou deux fois, et préciser les dates de chaque période en cas de fractionnement.


    À savoir

    Quand le congé supplémentaire de naissance suit immédiatement un congé de paternité ou d’adoption, le délai minimal dont dispose le salarié pour prévenir son employeur est ramené à 15 jours.

    Attention !

    Le congé supplémentaire de naissance est accordé de droit : l’employeur ne peut pas refuser le congé ni exiger son report, dès lors que le salarié remplit l’ensemble des conditions pour en bénéficier.

    Comment est indemnisé le salarié pendant son congé supplémentaire de naissance ?

    Le contrat de travail et la rémunération du salarié sont suspendus pendant toute la durée du congé. 


    Pour compenser en partie cette perte de salaire, le parent en congé perçoit des indemnités journalières de naissance versées par la Sécurité sociale.


    Le montant de ces indemnités est égal à :


    • 70 % du salaire net pendant le 1er mois du congé ;
    • 60 % du salaire net pendant le 2e mois du congé, dans le cas d’un congé de 2 mois (salaire limité au plafond de la Sécurité sociale, soit 4 005 € au 1er janvier 2026).

    Le salaire pris en compte est calculé sur la base des 3 derniers salaires perçus par le salarié avant le début du congé.

    À savoir

    Les salariés n’ont aucune démarche à effectuer auprès de leur Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM). C’est l’employeur qui, une fois informé, se charge de transmettre leur demande.

    Et après le congé supplémentaire de naissance ?

    Au terme de son congé, le salarié retrouve son poste ou un emploi similaire assorti d'une rémunération au moins équivalente.


    S'il n'avait pas bénéficié d'un entretien de parcours professionnel (EPP) au retour de son congé de maternité ou d'adoption, le salarié peut en bénéficier à l'issue de son congé supplémentaire de naissance. Cet entretien avec l'employeur est consacré notamment aux souhaits d'évolution du salarié et à ses besoins en formation.

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