L’employeur est tenu à une obligation légale de sécurité vis-à-vis de ses salariés. Il doit protéger leur santé physique et mentale (art. L. 4121-1 et 2 C. trav.) et prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de prévenir les faits de harcèlement sexuel, d’y mettre un terme et de les sanctionner (art. L. 1153-5 C. trav.).
L’employeur doit prévenir, faire cesser et sanctionner toutes les formes de harcèlement sexuel, d’agissements sexistes et de VSST (violences sexistes et sexuelles au travail) afin de maintenir une organisation du travail saine et sereine pour l’ensemble des salariés. Cela passe notamment par :
- l’évaluation des risques ;
- la mise en place d’actions de formation et de sensibilisation ;
- la désignation d’un référent employeur en matière de harcèlement sexuel et d’agissements sexistes (obligatoire dans les entreprises d’au moins 250 salariés, en plus du référent CSE) ;
- la formulation de consignes claires dans le règlement intérieur ;
- l’affichage des textes du Code pénal dans les locaux de l’entreprise (mentionnant les coordonnées du médecin du travail, de l'inspection du travail, du Défenseur des droits et des référents désignés dans l’entreprise) ;
- le déclenchement d’une enquête interne dès signalement, par un salarié ou un élu du CSE, de faits de violences ;
- la mise en œuvre immédiate de mesures conservatoires pour faire cesser les faits et protéger la victime ;
- l’application de sanctions disciplinaires à l’encontre de l’auteur en cas de faits avérés ou suffisamment caractérisés (selon leur gravité : mise à pied, rétrogradation, licenciement pour faute grave…).