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    3 min pour comprendre

    Temps partiel thérapeutique

    Le salarié peut bénéficier d’un temps partiel thérapeutique, communément appelé "mi-temps thérapeutique", si son état de santé ne lui permet pas de reprendre une activité à temps plein au retour d’un arrêt de travail ou de se maintenir dans un emploi à temps plein au cours de l'exécution de son contrat. Comment fonctionne cette réduction du temps de travail pour motif thérapeutique ? Quelle est son incidence sur la rémunération du salarié ? L’employeur peut-il la refuser ? La CFTC vous explique l’essentiel.

    Publié le 19. 11. 25 . Mis à jour le 19. 11. 25

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    Qu’est-ce que le temps partiel thérapeutique ?

    Le temps partiel thérapeutique (TPT) correspond à un aménagement provisoire du temps de travail motivé par l’état de santé du salarié. Il peut être mis en place dans différentes situations, pour lui permettre de : 

    • reprendre progressivement son activité après un arrêt pour maladie ou pour accident (d’origine professionnelle ou non) ; 
    • se maintenir à son poste malgré la dégradation de son état de santé ;
    • suivre une rééducation ou un parcours de réadaptation professionnelle en vue de retrouver un poste compatible avec sa situation (aménagement durable, reclassement…).

    Ce dispositif ouvre droit aux indemnités journalières de la Sécurité sociale (IJSS), versées proportionnellement au nombre d’heures non travaillées.

    À savoir

    Communément appelé “mi-temps thérapeutique”, le temps partiel thérapeutique ne correspond pas toujours à une stricte diminution de moitié du temps de travail. En effet, la durée hebdomadaire peut être réduite dans des proportions variables (25 %, 50 %, 70 %...), selon les préconisations médicales. La loi ne prévoit pas de durée minimale de travail dans le cadre du TPT. 

    Qui peut en bénéficier ?

    Tout salarié du secteur privé, affilié au régime général ou au régime agricole, peut bénéficier d’un temps partiel thérapeutique, à condition que :

    • cet aménagement soit justifié par son état de santé et prescrit par son médecin traitant ou par le médecin du travail ;
    • l’employeur donne son accord ;
    • le médecin-conseil de l’Assurance Maladie accorde le temps partiel thérapeutique et le versement des indemnités.

    À savoir

    Depuis 2020, le temps partiel thérapeutique peut être prescrit pendant l’exécution du contrat de travail, dès l’apparition des premiers signes d’une pathologie par exemple. Il ne fait pas nécessairement suite à un arrêt de travail à temps complet. 

    Qui prescrit le temps partiel thérapeutique ?

    Le TPT est généralement prescrit par le médecin traitant du salarié, qui délivre un certificat de temps partiel thérapeutique au cours de l’exécution du contrat de travail ou après un arrêt de travail n'imposant pas de visite de reprise. Le dispositif peut aussi être mis en place à l’initiative du médecin du travail, notamment lors de la visite de reprise obligatoire au retour de certains arrêts de travail. 


    La mise en œuvre du temps partiel thérapeutique est toujours le fruit d’une concertation entre le salarié, l’employeur et les services de santé. Le but est d’identifier les aménagements qui permettront au salarié de reprendre le travail ou de se maintenir en activité dans les meilleures conditions.

    Attention !

    Quel que soit le médecin prescripteur, le temps partiel thérapeutique ne peut être mis en place qu’après acceptation de la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM)

    L’employeur peut-il refuser le temps partiel thérapeutique ?

    L’employeur peut refuser le temps partiel thérapeutique s’il estime que celui-ci pourrait impacter le bon fonctionnement de l’entreprise. Son refus doit être motivé. 


    En cas de refus de l’employeur, le salarié peut se tourner vers le médecin du travail pour étudier d’autres possibilités d'aménagement, d'adaptation ou de transformation du poste occupé. 


    En l’absence de solution, le salarié pourra être déclaré inapte à son poste de travail. L’avis d’inaptitude obligera alors l'employeur à rechercher un poste de reclassement compatible avec son état de santé.

    Comment est rémunéré le salarié à temps partiel pour motif thérapeutique ?

    Pendant la période de temps partiel thérapeutique, les heures travaillées sont rémunérées par l’employeur dans les conditions habituelles. En complément, le salarié perçoit des indemnités journalières de la Sécurité sociale (IJSS), venant pallier une partie de la perte de salaire liée à la réduction du temps de travail.


    Les IJSS correspondent à 50% du salaire journalier de base du salarié. Dans le cadre d’un temps partiel thérapeutique, elles sont versées au prorata du nombre d’heures non travaillées. 

    À savoir

    Des dispositions conventionnelles peuvent prévoir des conditions plus favorables, comme le maintien intégral du salaire par l’employeur. Pour connaître ses droits précis, le salarié peut consulter la convention collective applicable à son entreprise, auprès de son employeur ou via cet outil de recherche en ligne.

    Pour combien de temps le TPT peut-il être mis en place ?

    Le temps partiel thérapeutique est un aménagement temporaire : il ne peut s’étendre indéfiniment.


    En règle générale, la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) accorde le bénéfice du TPT pour une période maximale d’un an. Celle-ci peut être renouvelée, si l’état de santé du salarié le justifie et sur prescription médicale, dans la limite d’une durée totale de 3 ans. 


    Chaque prolongation doit être validée par le médecin-conseil de l’Assurance Maladie.

    Que se passe-t-il après le temps partiel thérapeutique ?

    À la fin du temps partiel thérapeutique, diverses solutions sont possibles, selon l’état de santé du salarié et la compatibilité des fonctions occupées : 

    • une reprise du travail à temps complet ;
    • un temps partiel “classique” ;
    • un arrêt de travail ;
    • une adaptation du poste ;
    • un reclassement pour inaptitude ;
    • un licenciement pour inaptitude et impossibilité de reclassement ;
    • une retraite pour inaptitude ; 
    • une mise en invalidité.

    Attention !

    Seul le médecin du travail peut décider de l’aptitude ou de l’inaptitude du salarié à reprendre ses fonctions. Le salarié déclaré inapte à son poste de travail ne pourra être licencié par l’employeur qu’en l’absence de possibilités de reclassement.

    À qui s'adresser ?

    Le salarié qui pressent des difficultés pour reprendre son activité après un arrêt de travail ou pour se maintenir à son poste peut : 

    • en discuter avec son médecin traitant
    • consulter le médecin du travail (en dehors des visites obligatoires, le salarié peut demander une visite de préreprise pendant un arrêt de travail ou une visite ponctuelle à tout moment de l’exécution de son contrat) ;
    • prendre contact avec sa CPAM (caisse primaire d’assurance maladie) ou MSA (mutualité sociale agricole) pour en savoir plus sur ses droits et les démarches à effectuer.

    Il peut également solliciter pour toute question ou demande d’aide les membres de son CSE, le délégué syndical CFTC de son entreprise, ou encore le représentant CFTC au conseil de sa CPAM. 

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