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    3 min pour comprendre

    L’entretien de parcours professionnel (EPP)

    L’entretien de parcours professionnel (EPP), qui remplace l’entretien professionnel, permet au salarié de faire le point sur sa situation dans l’entreprise, ses perspectives d’évolution et ses besoins en formation. À quelle fréquence doit-il avoir lieu ? Tous les salariés sont-ils concernés ? Quelles sont les obligations de l’employeur ? La CFTC vous explique tout !

    Publié le 03. 03. 26 . Mis à jour le 13. 02. 26

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    À savoir

    • L’entretien de parcours professionnel est applicable depuis le 26 octobre 2025.
    • Toutefois, dans les entreprises et les branches qui avaient conclu un accord portant sur la périodicité de l’ancien entretien professionnel, le dispositif s’appliquera au plus tard le 1er octobre 2026, le temps de réviser cet accord au regard des nouvelles dispositions légales. 

    Qu’est-ce que l’entretien de parcours professionnel (EPP) ?

    C’est un temps de dialogue et d’échange entre le salarié et son supérieur hiérarchique direct (ou un représentant de l’employeur). Il porte sur les compétences et les qualifications du salarié, sa trajectoire professionnelle, ses perspectives d’évolution.


    Encadré par l’article L. 6315-1 du Code du travail, l’entretien de parcours professionnel est obligatoire.

    Quand a lieu l’EPP ?

    L’entretien de parcours professionnel a lieu dans l’année qui suit l’embauche du salarié, puis tous les 4 ans (si le salarié reste dans la même entreprise), avec une obligation de bilan à 8 ans. 


    Une périodicité inférieure peut être prévue par accord d’entreprise ou accord de branche


    Organisé dans les locaux de l’entreprise pendant les horaires de travail du salarié, l’EPP est assimilé à du temps de travail effectif et rémunéré comme tel. 


    À savoir

    L’entretien de parcours professionnel peut aussi avoir lieu à d’autres moments clés, notamment au retour d’un long congé (ex. : congé maternité, congé parental d’éducation, congé de proche aidant, congé sabbatique…) ou après une période d’activité à temps partiel, si le salarié n’a pas bénéficié d’un EPP dans les 12 mois précédents.

    Qui est concerné ?

    Tous les salariés bénéficient d’un entretien de parcours professionnel, quelle que soit la nature de leur contrat de travail (CDI, CDD, contrat de travail temporaire, contrat aidé, etc., à temps plein ou à temps partiel). Ce droit s’applique dans toutes les entreprises et tous les secteurs d’activité.

    À savoir

    Les salariés sous contrat d’apprentissage ou de professionnalisation sont eux aussi concernés, même s’ils bénéficient déjà d’un accompagnement dans le cadre de leur formation en alternance.

    À quoi sert l’entretien de parcours professionnel ?

    L’EPP est destiné à faire le point sur : 


    • les compétences et les qualifications mobilisées par le salarié dans son emploi actuel, et leur possible évolution face aux transformations de l’entreprise ;
    • sa situation et son parcours professionnels, en lien avec l’évolution des métiers et les perspectives d’emploi dans l’entreprise ;
    • ses besoins en formation, qu’ils soient liés à son activité professionnelle actuelle, à l’évolution de son emploi au sein de l’entreprise ou à un projet personnel ;
    • ses souhaits d’évolution professionnelle, pouvant ouvrir la voie à une reconversion interne ou externe, un projet de transition professionnelle (PTP), un bilan de compétences ou une validation des acquis de l’expérience (VAE).

    C’est aussi l’occasion pour l’employeur d’informer le salarié sur la possibilité : 


    Attention !

    L’entretien de parcours professionnel ne porte pas sur les performances du salarié, à la différence de l’entretien annuel d’évaluation.

    Quelles sont les obligations de l’employeur ?

    L’employeur est tenu d’organiser l’entretien de parcours professionnel dans les conditions prévues par la loi ou l’accord collectif applicable. 


    Tous les 8 ans (ou selon la périodicité prévue par accord), l’entretien doit se traduire par un état des lieux. Ce bilan obligatoire vise à s’assurer que :


    • le salarié a suivi au moins une action de formation dans les 8 dernières années (autre que les formations conditionnant l’exercice d’une activité ou d’une fonction) ;
    • le salarié a acquis des éléments de certification par la formation ou par une VAE ;
    • le salarié a bénéficié d’une progression salariale ou professionnelle.

    Chaque entretien donne lieu à la rédaction d’un compte rendu, dont une copie doit être remise au salarié.

    Attention !

    Dans les entreprises d’au moins 50 salariés, l’employeur qui ne respecte pas ses obligations doit verser un abondement correctif de 3 000 € sur le CPF de chaque salarié concerné, pour compenser l’absence d’accompagnement. 

    Dans les autres entreprises, l’employeur n’est pas exposé à cette sanction, mais le salarié conserve la possibilité de saisir le conseil de prud’hommes en cas de litige pour obtenir réparation. 

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